Doisneau. Connu. Archi-connu! Bref du déjà vu me direz-vous. Oui, et pourtant moi je ne m'en lasse pas parce que son oeuvre recèle quelques pépites. Doisneau est avant tout un amoureux de la vie et de ses contemporains, et il les croque avec tendresse et ironie à la fois. Cette photo intitulée "Regard oblique" en est un exemple caractéristique.
Cette image appartient à une série (mais c'est la plus connue). Une rue au début des années 50. Le photographe s'est caché à l'intérieur d'une galerie d'art et braque son objectif sur les passants qui s'arrêtent devant la vitrine. Inconscients d'être pris en photo, ils laissent le naturel faire surface. Ici la proie de Doisneau est un couple. La femme est plongée dans un tableau que nous ne voyons pas. Elle semble expliquer son point de vue à son mari. Mais celui-ci ne prête pas la moindre attention au discours de sa pauvre épouse et glisse un regard curieux vers le tableau accroché à gauche de l'image. Cette oeuvre représente une femme nue qui offre au regard du spectateur son généreux postérieur. Et face à ce tableau de maître, le parisien adopte une attitude presque caricaturale: le regard fixe, la bouche entrouverte et le menton tombant. Bref ça lui fait de l'effet! Doisneau saisit ce moment avec humour. Le cadre strict d'horizontales et de verticales semble s'ériger contre l'attitude de cet homme et le rappeler à plus de moralité. Mais cette apparente sévérité met bien en avant le regard amusé du photographe. Un regard "oblique" qui lui non plus n'est peut-être pas des plus moraux...
Cette image appartient à une série (mais c'est la plus connue). Une rue au début des années 50. Le photographe s'est caché à l'intérieur d'une galerie d'art et braque son objectif sur les passants qui s'arrêtent devant la vitrine. Inconscients d'être pris en photo, ils laissent le naturel faire surface. Ici la proie de Doisneau est un couple. La femme est plongée dans un tableau que nous ne voyons pas. Elle semble expliquer son point de vue à son mari. Mais celui-ci ne prête pas la moindre attention au discours de sa pauvre épouse et glisse un regard curieux vers le tableau accroché à gauche de l'image. Cette oeuvre représente une femme nue qui offre au regard du spectateur son généreux postérieur. Et face à ce tableau de maître, le parisien adopte une attitude presque caricaturale: le regard fixe, la bouche entrouverte et le menton tombant. Bref ça lui fait de l'effet! Doisneau saisit ce moment avec humour. Le cadre strict d'horizontales et de verticales semble s'ériger contre l'attitude de cet homme et le rappeler à plus de moralité. Mais cette apparente sévérité met bien en avant le regard amusé du photographe. Un regard "oblique" qui lui non plus n'est peut-être pas des plus moraux...


